26.06.2008
Une menace
A l’origine de ce mouvement de grogne, la décision que va bientôt prendre le maire de Paris de privatiser encore un peu plus la collecte des ordures. En étendant à quatre arrondissements supplémentaires le système mixte déjà à l’œuvre dans huit arrondissements: les camions et les chauffeurs dépendent d’une entreprise privée, mais les éboueurs ont le statut d’employés municipaux.
Les grévistes, qui ont le soutien des alliés verts et communistes de Bertrand Delanoë, assurent que si cette privatisation est votée, la qualité générale du service rendu aux Parisiens va se dégrader (*), notamment à cause des impératifs de rentabilité inhérents au privé. La mairie, elle, promet au contraire une plus grande efficacité dans la collecte des ordures et le nettoyage des rues (*).
En attendant, c’est la menace de ressembler bientôt à Naples qui plane à partir d’aujourd’hui sur Paris. On s’en souvient bien: en 2003, deux semaines de grève des éboueurs avaient été un cauchemar olfactif et sanitaire pour les Parisiens. Mais encore à l'époque était-on au printemps. Cinq ans plus tard, on n’ose imaginer l’effet d’une même grève mais au début de l’été cette fois, alors que la température ici dépasse allègrement les 25 degrés. Et alors que, avec la belle saison, les touristes étrangers par milliers débarquent chaque jour dans la capitale – bienvenue dans la plus belle ville du monde.
(*) Mais, en termes de propreté, la situation à Paris peut-elle vraiment être encore pire que maintenant? Franchement, on ne voit pas.10:45 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Propreté, Paris, Social, Economie




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